Le péché n’est pas seulement une affaire individuelle et personnelle, il concerne la totalité du corps. Le dramatique enfermement du pécheur sur lui-même, évoqué par l’Évangile, met bien en lumière l’être profond de la communauté des disciples du Christ. Habitée par le Ressuscité, l’Église est le lieu où se manifeste la miséricorde divine et le soin qu’elle prend de celui qui s’égare est à l’image de la sollicitude de Dieu pour le pécheur.
« N’ayez de dette envers personne, sauf celle de l’amour mutuel. » Cette parole de saint Paul nous ouvre particulièrement bien à l’Évangile que nous venons d’entendre. Elle nous rappelle que nos relations fraternelles ne sont jamais simplement affaire de droits, de torts ou de comptes à régler. Il existe entre nous une dette particulière, celle de l’amour : nous nous devons les uns aux autres cette attention, cette bienveillance, cette patience qui permettent à chacun de gran