top of page

Tous appelés à être apôtres… à témoigner de l’Évangile

  • Photo du rédacteur: Frédéric Kienen
    Frédéric Kienen
  • 18 janv.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 31 janv.

2e dimanche du temps ordinaire - 18 janvier 2026

Is 49, 3.5-6 ; 1Co 1,1-3 et Jn 1,29-34


Chers Frères et Sœur,

 

Un jour, saint Jean-Marie Vianney, le Curé d’Ars, fut interrogé sur le secret de son influence spirituelle. Comment se faisait-il que tant de personnes viennent à lui, parfois de très loin ? Il répondit avec une grande simplicité : « Je ne dis pas de belles choses, je dis ce que j’ai vu et ce que je vis avec le Bon Dieu. » Cette phrase toute simple pourrait résumer la mission de Jean le Baptiste dans l’Évangile. Comme lui, le Curé d’Ars témoignait sans chercher à briller. Il montrait le Christ par sa prière, sa fidélité, sa simplicité. Et c’est ainsi que des foules entières venaient à Dieu. Et pour nous, aujourd’hui, cette mission de chercher, reconnaitre et témoigner du Christ dans nos vies peut être aussi la nôtre. Mais quelle attitude adopter ou par où commencer ? Méditons ensemble sur ce point qui nous relie et nous révèle notre mission de baptisés.


Tout d’abord, l’humilité et l’ouverture au monde. En effet, après le baptême de Jésus, nous le constatons, Jean ne se met pas en avant. Il ne cherche ni à expliquer ni à convaincre. Il regarde Jésus passer et proclame : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde. » Par cette parole, Jean montre, désigne et témoigne. Il accomplit ainsi un véritable acte d’apôtre dans le sens où il reçoit une révélation et la transmet pour que d’autres puissent croire. Mais d’où vient cette affirmation… son acte de foi alors que lui-même n’est pas baptisé par l’Esprit de Dieu ? En réalité, c’est Isaïe qui éclaire cette première mission d’accueillir la Parole de Dieu dans la foi non pas comme un acte personnel et centré sur soi, mais bien ouvert sur le monde : « Je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. » Ainsi, le projet de Dieu prend son sens en exprimant sa volonté de dépasser toutes les frontières. Plus précisément, le salut de Dieu n’est pas réservé à quelques-uns, mais offert à toutes et tous, à l’humanité tout entière. Ainsi, en reconnaissant Jésus en toute humilité, Jean comprend que cette promesse s’accomplit sous ses yeux car Jésus est celui par qui Dieu rejoint toute l’humanité.


De plus, Jean va encore plus loin dans son témoignage en affirmant : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel et demeurer sur lui. » Et il ose cette parole décisive : « Celui-ci est le Fils de Dieu. » Comme un second acte d’apôtre, Jean ne parle pas par ouï-dire. Il témoigne véritablement, dans le sens où il parle de ce qu’il a vu, de ce qu’il a vécu avec Dieu. En ce sens, sa parole est forte parce qu’elle jaillit d’une rencontre et d’une présence qui a retourné son cœur, sa foi et sa vie… bref, qui l’a converti.


Enfin, saint Paul vient inscrire ces actes d’apôtres – acte de foi en Jésus et mission d’être des témoins vivants de son Évangile – dans notre histoire. En effet, Paul redéfinit le sens de l’apôtre comme un missionnaire, un appelé à être apôtre, c’est-à-dire envoyé par le Christ ressuscité. Plus précisément, Paul s’adresse à une communauté bien concrète, avec ses fragilités, mais habitée par la grâce : « À vous, grâce et paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ. » Ainsi, cette parole et sa mission apostolique nous rejoignent aujourd’hui ; car nous aussi, par notre baptême, nous avons reçu le don de l’Esprit d’Amour, qui se révèle dans la Parole et qui nous envoie pour en témoigner par nos vies dans notre monde.


Pour conclure, chers Frères et Sœurs, alors il vrai que nous ne sommes pas tous appelés à parler en public ou à accomplir de grandes œuvres visibles. Toutefois, nous sommes tous appelés, comme Jean le Baptiste, comme le Curé d’Ars, à montrer le Christ, à le vivre, à en témoigner. Ainsi, témoigner, c’est vivre en baptisés, c’est parfois simplement vivre de telle manière que d’autres puissent se dire : « Dieu est là ». Car même un geste de bonté, une parole de vérité, une fidélité discrète peuvent devenir une annonce de la Bonne Nouvelle.


Aussi, demandons au Seigneur la grâce d’un cœur humble et disponible, afin que, à travers notre vie quotidienne de baptisés, nous sachions désigner Jésus et permettre à ceux que nous rencontrons de reconnaître en lui l’Agneau de Dieu, la lumière des nations, le Fils bien-aimé du Père.


Amen. Alléluia !

 

Frédéric Kienen



©2018-2026 Unité pastorale de Huy

bottom of page