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« Les uns les autres »

  • Photo du rédacteur: Michel Teheux
    Michel Teheux
  • il y a 4 jours
  • 1 min de lecture

Année Septennale 2026, ouverture académique




« Tous pour un, un pour tous « ! La maxime était devenue un constant : le monde devenait un grand village et la croissance se généralisant promettait un plus grand bien-être pour tous.

 

Après un demi-siècle d’euphorie, il a suffi de quelques mois pour que le rêve se mue en désillusion. « Tous pour un, un pour tous » n’a pas résisté au tsunami 2026.

« Chacun pour soi » et « sauve qui peut » se traduisent en replis stratégiques, en solidarités sociales délaissées, en égoïsmes identitaires et en revendications populistes. Un uns séparés des autres. Dans le vivre-ensemble incontournable s’est intercalé désormais une virgule. Qui sépare. Une virgule-frontière. « Les uns, les autres ».

 

À l’heure de la fin des illusions, avec détermination, nous ouvrons cette nouvelle Année Septennale sous le signe « les uns les autres ».

Volontairement nous ignorons cette virgule frontière permettant un va-et-vient entre les deux termes. L’autre n’est pas un concurrent, ni un usurpateur, ni un danger.

Notre vivre-ensemble n’est pas un handicap avec lequel nous devrions vivre malgré tout. Il n’est pas une fatalité à regretter. La reliance qui spécifie notre identité et la reliure qui sous-tend notre vie en société, une exigence à honorer et à promouvoir. Ne pouvant être que les habitants d’une maison commune, nous en serons les bâtisseurs pour l’aménager au profit du bien-être de tous ses hôtes.

À la virgule-frontière nous préférons les conjonctions : cette année, nous l’avons conçue et voulons en faire comme un manifeste : les uns les autres nous les voulons unis les uns et les autres, les uns avec les autres, et, si possible, les uns pour les autres.

 

 

Michel Teheux




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