Vivons la joie de Noël !
- Frédéric Kienen

- 24 déc. 2025
- 3 min de lecture
Nuit de Noël — 24 décembre 2025
Is 62, 1-5 ; Ac 13, 16-17.22-25 et Lc 2,1-14

Chers Frères et Sœurs,
Chers enfants,
En cette nuit de Noël, nous l’avons entendue, la Parole de Dieu nous parle avant tout de joie, à l’image de l’ange qui s’adresse aux bergers : « Je vous annonce une grande joie, une joie pour tout le peuple. » Cette joie n’est donc pas réservée à quelques-uns mais bien offerte à tous : à ceux qui veillent, à ceux qui doutent, à ceux qui espèrent encore… et surtout à ceux qui n’osent plus espérer.
C’est la raison pour laquelle le prophète Isaïe (lui qui nous a déjà accompagné durant l’Avent) nous porte le premier ce message d’espoir : Dieu se réjouit de son peuple comme un époux de celle qu’il aime. C’est une image très forte car elle nous montre que Dieu ne se contente pas de regarder le monde de loin, il s’en approche, il s’y attache, il vient habiter notre histoire.
Saint Paul renforce cet espoir – source de joie – en nous rappelant que Dieu tient ses promesses. En effet, ce qu’il avait promis depuis longtemps, il l’accomplit aujourd’hui : il nous donne un Sauveur. Alors, c’est vrai… ce Sauveur ne vient pas avec puissance ou éclat. Il vient comme un enfant ; un enfant fragile, dépendant, confié aux bras de Marie et de Joseph. Cependant, cet enfant Jésus qui vient de naitre (comme tout enfant d’ailleurs) possède déjà en lui dès son premier souffle et par sa simple présence cette force étonnante. Il rassemble… Il fait tomber certaines barrières… Il invite à la tendresse, à l’attention, à la solidarité.
Et en ce soir où nous nous apprêtons à vivre la joie de Noël, Jésus agit encore avec ce même amour. Par sa naissance, il nous rassemble en cette église, il rassemble nos cœurs et nous rappelle surtout que la vraie joie naît de l’amour donné et reçu… tout comme la paix commence souvent par des gestes simples.
Noël nous invite donc à ouvrir les yeux pour reconnaître ces signes discrets de Dieu dans nos cœurs, nos vies et nos familles ; tous ces signes qui prennent vie dans une attention, dans un partage, dans une parole reçue au bon moment.
Et justement, avant de poursuivre notre veillée, j’aimerais vous partager quelque chose qui m’est arrivé cette semaine. Un événement très simple, presque ordinaire, mais qui m’a profondément touché. Comme vous le savez, j’œuvre comme bénévole à la Société de Saint-Vincent-de-Paul de Statte. Ce lundi, en déplaçant des shoe-box (c’est-à-dire des colis réalisés par des enfants un peu partout en Belgique à destination des œuvres solidaires) une lettre est tombée de l’une d’elles ; et ce, bien que toutes ces boîtes étaient soigneusement emballées. Je vais vous la partager.
Cher…,
En cette période de Noël, je tenais à t’envoyer une petite lettre pour te dire que tu n’es pas seul(e). Parfois les moments difficiles peuvent paraitre longs, mais il y toujours des petits gestes qui rappellent qu’il y a encore de la chaleur, de la bienveillance autour de nous.
Je souhaite que, même pour un instant, tu puisses ressentir un peu de lumière et de douceur. Que ce Noël t’apporte un peu de réconfort, de paix et, surtout, de l’espoir. Il y a toujours un nouveau jour à venir, et avec lui de nouvelles opportunités, des instants de joie, même petits, mais précieux.
Joyeux Noël à toi, et sache que quelqu’un pense à toi en ce moment.
Avec tout ma bienveillance, bisous et joyeux Noël.
Cette lettre est également signée par « une inconnue qui espère te redonner le sourire »… et entre parenthèse : « Marie ».
Alors, chers Frères et Sœurs, chers enfants, en cette nuit où nous veillons dans l’attente de la naissance de Jésus, peut-être est-ce un signe… mais ce dont nous pouvons être certains, c’est que cette lettre porte en elle et pour chacun de nous un message d’espérance, de paix, de joie et d’amour au moment où nous nous apprêtons à déposer dans notre crèche son Fils, l’Emmanuel, Dieu avec nous.
Amen. Alléluia !
Frédéric Kienen



