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Noël, le jour où l’amour resplendit

  • Photo du rédacteur: Frédéric Kienen
    Frédéric Kienen
  • 26 déc. 2025
  • 3 min de lecture

Nativité du Seigneur — 24 décembre 2025

Is 52,7-10 ; He 1,1-6 et Jn 1-18




Chers Frères et Sœurs,


Aujourd’hui, la joie éclate dans toute sa splendeur. Une joie profonde, stable, qui ne dépend ni des circonstances ni des réussites humaines. C’est une joie complète qui vient de Dieu lui-même. Car aujourd’hui, Dieu ne se contente plus de parler par la voix des prophètes, non ! Il est enfin là… Il vient habiter parmi nous. Ainsi, Sa présence tant attendue et maintenant effective ne peut que susciter une joie telle que nous ne pouvons plus la contenir ; au point de la partager comme les bergers, après avoir nous aussi contemplé l’enfant Jésus dans la crèche, l’Enfant-Dieu parmi nous.


Ainsi, le prophète Isaïe – lui qui nous a conduit durant l’Avent vers l’Emmanuel – nous montre un messager courant sur les montagnes : « Qu’ils sont beaux, les pas du messager qui annonce la paix, qui apporte la bonne nouvelle ! » Cette bonne nouvelle ? C’est que Dieu règne, non pas comme un roi lointain ou dominateur, mais en se faisant proche et vulnérable, comme un enfant. Ainsi, Noël (ce natalis dies, ce jour de la naissance) nous dit que la vraie puissance de Dieu est présente même dans ce qui peut paraitre petit ou insignifiant… le plus petit geste comme un sourire… la plus petite et fragile créature qu’est un enfant. Et cette puissance divine ? C’est l’amour. L’amour désormais visible, tangible et accessible… incarné avec sa voix qui lui est propre.


C’est ce que l’auteur de la lettre aux Hébreux nous rappelle… que Dieu a parlé autrefois par les prophètes, mais qu’aujourd’hui il nous a parlé par son Fils. Ainsi, Jésus n’est pas seulement un messager, comme Isaïe, non ! Il est la Parole vivante, la Parole définitive. Plus précisément, en lui, Dieu ne dit pas seulement qui Il est mais Il nous rejoint maintenant entièrement car Il se donne à nous totalement. Bref, à Noël, Dieu ne garde rien pour lui… ni son amour ni sa présence car Il se livre entièrement à l’humanité.


L’Évangile de Jean, quant à lui, nous conduit encore plus loin. « Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous. » En d’autres termes, Dieu a enfin planté sa tente (non plus en un lieu précis comme dans la Tente de Moïse ou le Temple de Jérusalem). En effet, par son Fils, Dieu demeure effectivement au milieu de nos vies, de nos fragilités, de nos peurs ou de nos blessures. En ce sens, il n’est pas venu quand tout allait bien… mais il est venu pour que tout puisse aller mieux, de l’intérieur, au plus profond de nos cœurs, de notre foi et de notre vie. Bref, c’est la raison pour laquelle Jésus est appelé Emmanuel, Dieu avec nous… Dieu au cœur de nous ; avec nous dans nos joies, mais aussi au cœur de nos solitudes ; avec nous dans nos réussites, mais surtout au cœur de nos combats. Ainsi, ce petit mot d’amour, ce Noël, nous rappelle aujourd’hui que nous ne sommes jamais seuls et que nos vies ont une valeur infinie aux yeux de Dieu. « À ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. » Voilà la joie accomplie que Noël apporte en nous affirmant que nous sommes aimés comme des fils et des filles ; en affirmant que l’amour de Dieu n’est pas une idée, mais une relation, une communion, une vie partagée.


Pour conclure, chers Frères et Sœurs, Noël n’est pas seulement un souvenir attendrissant de notre passé ou de notre présent en famille. C’est une naissance qui veut encore avoir lieu aujourd’hui et demain dans nos cœurs. Ainsi, accueillir l’Enfant-Dieu, c’est lui laisser transformer nos peurs en confiance, nos fermetures en accueil, nos blessures en sources de vie. C’est apprendre à aimer comme lui : humblement, gratuitement, fidèlement.


Aussi, que ce jour de Noël fassent grandir en nous la joie profonde de savoir que Dieu nous aime jusqu’à se faire petit pour nous rejoindre au plus intime de nos cœurs et de notre foi. Et que Son amour puisse pleinement s’accomplir dans nos vies. Alors, heureux de se savoir enfants de Dieu, en laissant pleinement resplendir notre joie avec les anges et toute l’Église, proclamons ensemble :


« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »


Amen. Alléluia !

 

Frédéric Kienen


 

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